Chers lecteurs
LA suite de ce BLOG sur le colléctif PAPERA ...
TEXEROLAS
PS nous ne sommes pas résponsable de la PUB qu'OVER BLOG colle sur ce BLOG...
Pourquoi je ne me battrai pas aux côtés de SLR
SLR se limite à convoquer les précaires, pour défiler dans la rue à leurs côtés, quand ils ont besoin de défendre leurs statuts et leurs privilèges.
Quand nous écrivons cela, SLR nous répond que ce n’est pas vrai, que les responsables de SLR sont sincères, et que nous, les précaires, sommes incapables de penser correctement notre situation de précaires. SLR nous râbache la solidarité nécessaire.
Qu’est-ce que la précarité pour SLR ? La question mérite d’être posée. Nous savions déjà que SLR nous appelait « jeunes chercheurs ». Nous pouvons désormais avoir une idée précise et objective de la définition de la précarité selon SLR. Fournie par la vice-présidente de l’association.
Dans un mail envoyé le premier juillet sur la liste débats de SLR (mail qui a beaucoup circulé, je l’ai reçu d’un collègue précaire qui est sur cette liste), la vice-présidente de l’association écrit dans sa signature :
« XXX (qui, certes, n’est plus précaire, mais qui essaye pour autant de ne pas oublier ce que c’est....) ».
Quand une professeure d’université écrit qu’elle n’est « plus » précaire, cela signifie clairement qu’elle a été précaire. Quand une statutaire ancienne précaire écrit qu’elle « essaye de ne pas oublier ce que c’est », c’est une manière de dire qu’elle a vécu les difficultés de la situation des précaires. Une manière d’affirmer la solidarité d’une ex-précaire envers les précaires. Une manière de dire que les difficultés de la précarité s’oubliraient vite, et qu’après l’obtention d’un poste, pour un statutaire, il faut faire un effort pour se souvenir de ce qu’est la précarité.
Très bien. Nous applaudissons, nous sommes émus. Nous sommes convaincus que SLR a un intérêt véritable pour les précaires, puisque leur vice-présidente a été précaire.
Comme nous sommes, en tant que précaires, curieux de savoir ce qu’a vécu comme période de précarité la vice-présidente de SLR, et de voir comment elle est arrivée à ne plus être précaire, nous allons regarder sur le site de son laboratoire la trajectoire de la professeure. Pour avoir un exemple autorisé SLR sur « comment sortir de la précarité ».
Le CV de la vice-présidente de SLR est consultable en ligne sur le site de son laboratoire (http://www.univ-paris13.fr/CEPN/cv_...). La réponse à nos questions est donc en ligne, accessible à tout le monde.
2004 : Professeure des universités
1994-2004 : Maître de conférences à l’Université
1992-1993 : A.T.E.R. à l’Université
1990-1992 : Allocataire- Moniteur
1989-1990 : Allocataire de recherche à l’Université
2004 : HDR
1994 : Doctorat
1989 : D.E.A.
1987 : Maîtrise
1986 : Licence
Thèse en 2004, intégration 2OO4, Dea 1989 (càd M2) - allocataire de recherche, allocataire-moniteur, puis Ater pendant son doctorat (4 ans). Thèse en 4 ans et demi. Une année sans allocation (1993-1994). Intégration comme maître de conférences l’année de sa thèse. Promotion comme professeure l’année de son HDR.
Nous connaissons donc maintenant la définition de la « précarité » selon SLR. Une année sans allocation pendant la thèse.
Quelques questions :
Il me semble que nous avons là une preuve du mépris de SLR envers les précaires. Une preuve de leur ignorance de la réalité de la situation des précaires. Une preuve de la suffisance de leurs responsables.
Nous pouvons constater leur aveuglement, nous voyons bien qu’ils ne feront rien pour analyser les magouilles d’un système qui leur a fourni leurs places confortables.
Pour ma part, je ne me battrai pas aux côtés de privilégiés qui ont une telle définition de la précarité.
Eliane Daphy va-t-elle censurer ce message, comme elle l’a fait pour mon message précédent qui traitait déjà de cette question ? Va-t-elle une fois de plus me répondre que les responsables de SLR sont sincères, que la solution pour les précaires est de lutter avec eux ?
Eliane, je te le demande en toute amitié : aurais-tu perdu tes capacités d’analyse et de révolte, parce que tu fais désormais partie des responsables de SLR ? Vas-tu continuer à censurer des messages sur ton site ? Vas-tu renier ce que tu as vécu, et adopter une définition de la précaires qui exclut la majorité d’entre nous ?
ton pote le candidat malchanceux
J'ai reçu ça, via mon reseau...
Bonjour à TouTEs,
Je viens vers vous pour vous proposer de constituer le premier noyau dur d'un réseau anti-précarité.
Nos réflexions et perspectives d'actions pourraient être discuté ensemble autour d'une table (même si je suis le dernier fan des réunions). Alain Trautman est d'accord pour nous réserver une
salle et je vous propose de nous retrouver par exemple lundi prochain pour celles et ceux qui le peuvent au 22 rue Méchain à Paris à 18 heures.
Si vous êtes dispo, confirmez le moi par mail et je pourrai demander à Alain de nous réserver une salle.
Pourquoi un réseau ? Depuis le temps que le monde scientifique est dans la rue, on n'a malheureusement jamais mis en première ligne la précarité et il a fallu
que les dotations globales des labos ou que les organismes soient touchés pour qu'il se passe quelque chose. Or il y a un problème beaucoup plus profond à mon sens, notre
précarité..
Mon idée est que ce réseau soit le plus large possible tant dans les métiers de la recherche que dans son étendue internationale, beaucoup de
collectifs, d'associations et d'organisations pourront nous rejoindre, le but étant pour nous de nous unir, de faire passer un message clair et urgent de notre situation.
Par Henni
vu ICI
j’ai soutenu ma these de doctorat il y a plus de 6 ans. J’ai eu des ennuis de sante serieux, des circonstances personnelles difficiles, mais j’ai bosse dur, tres
dur ces dernieres annees au point de sacrifier ma vie de famille en travaillant ces deux dernieres annees a 650 km du lieu de residence de ma femme et de mes jeunes enfants. J’ai subi et je subis
toujours la tyrannie de vraies pourritures que sont les mandarins des labos.
Ma femme, jeune postdoc, s’est faite traitee comme une moins que rien dans son labo quand seule elle a du faire face a la coqueluche d’un de nos enfants qui l’a retenue quelques jours eloignee de son ordinateur. Le financement du projet de recherche qu’elle a elle-meme initie s’etant arrete brutalement, elle bosse gratos pour son labo et nous avons finance en grande partie les quelques conferences auxquelles elle devait assister. En resume, nous avons, comme l’ensemble des precaires, une vie professionnelle de merde qui n’est pas sans consequence sur notre vie de famille. Le metier de chercheur est difficile et exigeant, et nous comme l’aimons passionnement nous nous battons tous les jours pour ne pas craquer contre la stupidite et la mechancete gratuite de certains de nos collegues. En tant que precaire, soit on avale des couleuvres, soit on demissionne et on met sa carriere en danger. Des concours, j’en ai passe pas mal. J’ai ete auditionne et classe un certain nombre de fois, mais je trouve toujours frustrant de savoir que les des decisions sont prises bien en amont, comme par exemple dans mon groupe actuel ou le chef a decide que son thesard aurait le poste : le concours etait une vraie mascarade (a laquelle je n’ai pas participe) mais l’Etat francais recrute maintenant un fonctionnaire sur la base d’un concours bidon car c’est le fait du prince local. Mon medecin de famille a meme fini par me prescrire des antidepresseurs !
De l’energie j’en avais a revendre il y a quelques annees, mais vous comprendrez qu’a la longue, a force de me prendre des coups venant du monde de la recherche meme, ma combativite diminue de facon substantielle quand il s’agit de me battre pour le systeme actuel. Ma perception du mouvement SLR a change aussi : il y a 4 ans, j’etais impressionne ; maintenant je trouve que ce mouvement manque d’eclat et federe de moins en moins au sein de la communaute des chercheurs. Je ne doute pas que les membres de SLR et ses dirigeants consacrent du temps et de l’energie a faire du systeme francais un meilleur systeme, mais je rejoins l’analyse de Igor Babou quand il dit que les pseudo-negociations avec notre gouvernement se font en pure perte car ce dernier n’a fondamentalement que faire de vos positions aussi bonnes soient-elles.
L’energie que je mettrais dans ma combativite pour la defense du systeme de recherche francais si j’avais le confort d’un poste permanent, je l’investi dans les efforts que je consens a pratiquer mon metier dans des conditions minables pour un salaire somme toute derisoire. Comme je l’ai deja dit ailleurs, en tant que precaire, ce que j’ai l’impression de voir dans les yeux de certains collegues permanents lors de situations de tension au sein du groupe quand le big boss met la pression au precaire que je suis, c’est ce sentiment de satisfaction un peu coupable de ne pas etre a ma place, si bien decrit par les fameux vers de Lucrece commencant par "suave mari magno...".
En
science il est bien vu de ne pas exposer des idées politiques, au nom de « l’objectivité » il est bon de ne pas avoir d’idéologie. Exposer un point de vue politique (à moins qu’il soit totalement
consensuel) revient souvent à se faire des ennemis, plus rarement des amis. L’allégeance aux mandarins passe donc par une neutralité de bon aloi, une retenue nécessaire pour garder la tête froide
et bien rationnelle, mais surtout pour ne heurter personne susceptible de rendre un jour un "service".
Longue vie à ce nouveau blog, la précarité s'étend, l'expression autonome des précaires aussi. Cela dit en tant que précaire généraliste au RMI, j'espère que celui-ci ne
prendra pas le travers d'autres blogs de précaires spécialisés ( journalistes, intermittents, etc...) c'est à dire un dialogue fermé avec les "titulaires " du secteur correspondant.
Les temps changent... En 2004, plus de 5000 directeurs auraient été à cette fronde. Aujourd'hui, il ne reste plus qu'une poignée d'entre eux. Les autres lorgnent
sur les contrats ANR, financent sur un an des post-doc en les enchainant pour produire des articles qui iront gonfler les CV de futurs poulains statutaires.
On peut dire sans trop se mouiller que notre système est plutot "mité" comme le
suggère Nicolas Sarkozy. Quand je vois la différence entre les statutaires vissés à leur poste et les précaires post-doc, doctorants, stagiaires, je trouve qu'un tel système qui ne partage
pas sa précarité mais la fait reposer sur les plus jeunes... un tel système s'avère inégalitaire et injuste. Sarkozy n'aurait il pas une vista plus solide pour ceux qui aujourd'hui sont sur
des petits contrats, des vacations minables et d'autres systèmes sous-financés... S'il a une vraie volonté de réformer notre système pour en faire une machine plus humaine, moins
inégalitaire, moins inféodée à des statutaires indéboullonnables... j'avoue en tant que précaire, que je veux bien signer... Ma déclaration est d'autant plus solide que je suis membre des
groupes les plus antisarko de la place parisienne...
il aura fallu huit ans de précarité dure en recherche pour voir que nos statuts ne méritent pas la misère qu'ils imposent à notre jeunesse
scientifique.
Suite à ce texte : "SLR
t'appelle...
Mr Trautmann a répondu :
Bonjour
J'ai mis votre texte sur le site.
Je comprends votre amertume, mais je ne crois pas qu'opposer précaires et titulaires puisse apporter la moindre solution.
La solidarité, oui (même si elle est, hélas, bien rare). La division, non.
Bien cordialement
Alain Trautmann
La
solidité d'une chaîne dépend de son maillon le plus faible...
Mr Trautmann, j'ai grand respect pour votre travail et pour votre
action; néanmoins je crois que vous ne comprenez pas notre
amertume. Notre, car nous sommes très nombreux, à avoir marché avec vous et à ne plus le faire. Cela se sent très bien
dans la mobilisation (et cela n’a pas échappé au pouvoir en place).
Vous ne pouvez pas comprendre ce que vous ne vivez pas (depuis et pour des années)…
L’impossibilité de vivre d’un travail qui nous prend entièrement nos vies familiales et sociales.
La quasi-impossibilité pour les femmes de faire des enfants sereinement avant d’être recrutées. Je vous
passe les histoires sordides (suicides et autre) inutile de faire pleurer dans les
chaumières.
Pensez seulement, en tant que scientifique-devant-faire-ses-preuves (pendant 10 ans, parfois plus) à l’obligation de donner la paternité de travaux aux rois UBU des labos, se taire sur le
plagiat, la désinformation sur les risques
sanitaires, la fraude scientifique, ou les mascarades scientifico-académiques, l’obligation d’avaler toutes les couleuvres, ces
humiliations en échange de médailles en chocolat. Monsieur, par solidarité, avez-vous déjà vécu de défraiements, de cartes de photocopies et de livres gratuits ? Imaginez-vous
seulement la peur que nous pouvons ressentir à vieillir dans ces conditions…? Ce ne sont pas des invectives personnelles, mais c'est notre réalité.
Ces choses et bien d'autres durent, vous les avez peut être connues en votre temps mais croyez nous, ce n’est pas une bohème ou une initiation surtout quand ces situations durent des années dans les conditions que nous vivons jour et nuit…
De l’intérêt “d’opposer” titulaires et précaires : AUCUN, je suis bien d’accord avec vous.
Cependant, vous en conviendrez que la plupart des titulaires acceptent que nous fassions le même travail qu’eux (voire bien plus) pour des promesses, rien, et finalement si peu.
Certains titulaires ignorent ou feignent franchement d’ignorer qu’un grand nombre de précaires travaille à leurs côtés depuis des années.
Certains « militants » de la cause de la recherche sont des mandarins et se fichent éperdument du sort de leurs petits thésards, ou post doc, ATER à mi-temps et autres intermittents de la recherche.
Nous sommes sous la coupe de ces gens qui laissent la sélection académique se faire bonant malant sur concours d'allégeance à leur petite personne.
Les mouvements de chercheurs n’évoquent que très rarement et plutôt en fin de tract le sort des précaires,
c'est un peu court après 4 ans...
En 2004, il y avait beaucoup de précaires dans la rue (jeunes et vieux). Nous avons marché pour vous.
Comment expliquez-vous aujourd'hui la quasi-absence des précaires dans votre mouvement ?
Suite à 2004, vous, nos chefs, avez accepté des crédits de la nouvelle ANR.
Combien de mandarins de toutes les démissions administratives et pétitions de principe ont capté des places dans cette "chose" ? Combien se sont arrangé entre amis pour faire monter leurs carrières individuelles sur la base d'appels d'offre rédigés par des
précaires ? Combien siègent au CNU ou à la CPU à présent, ou servent d'experts ad-hoc au gouvernement ? Combien d'entre eux sont restés silencieux face à la LRU, ont accepté il y a
quelques mois de participer aux mascarades entre-soi, de la toute fraîche AERES ? Qui accepte le plan CAMPUS financé par la privatisation de EDF ? En somme, qui doit-on sauver, certains de ceux
qui nous oppriment ?
Pire encore, certains mandarins et autres opportunistes à courte vue anticipent et se frottent les mains. Ils comprennent très bien que les dérogations de droit privé qui leur permettront de
créer de petites filiales bien juteuses, toutes prêtes à suivre les financiers donneurs d'ordres. Ces gens formés sur dénier public par et pour le service public. Devons-nous encore leur servir
de marche-pied par solidarité.
Alors je vous pose la question. Si demain le CNRS n’est pas démantelé, l’université n’est pas privatisée, que l’enseignement secondaire et primaire sont restaurés, en somme que les engagements régaliens de l’états sont pérennisés et respectés, pensez-vous que les titulaires resteront mobilisés pour nous ? Non, car une partie de nos intérêts divergent, beaucoup de titulaires dépendent du travail gratuit des précaires, beaucoup de précaires connaissent les "petits arrangements" de leurs patrons titulaires.
Aussi, les contractuels le resteront, profs auxiliaires de remplacement, pigistes de la recherche, les précaires de toute sorte continueront à faire tampon. Nous n'en serons pas satisfaits, car justement nous sommes solidaires mais pas seulement des chercheurs. La solidarité n'est pas à sens unique... L'information doit sortir. On ne peut pas prétendre sauver la recherche sans s'occuper en priorité de cette honte qu'est l'académie (avec ses esclaves pour la cause, ses concours notoirement bidons au CNRS et dans les facs, l'exploitation dans les labos mais aussi dans les médias et la culture). On ne peut pas prétendre à donner des leçons de solidarité et d'ouverture quand on accepte le culte de la concurrence et l'hyper-spécialisation comme credo de formation des chercheurs tout en pérorant sur la collaboration et l'ouverture...
À moins que par solidarité vous ne vous engagiez clairement dans ce sens, en commençant à causer
avec les précaires qui sont peut-être chez vos collègues, chez vos éditeurs, chez les journalistes qui viennent vous interroger. En nous aidant à sortir de l'anonymat sans risquer de perdre le
peu ou le pas grand chose néanmoins vital.
Concrètement, dans le secteur de la recherche par exemple :
Pourquoi ne pas intervenir pour les docteurs et doctorants étrangers en France qui connaissent des situations incroyables. Il y a aussi des sans papiers en troisième cycle. Alors,
pourquoi ne pas exiger la fin du décret n° 87-889 du 29 oct. 1987
qui interdit les postes temporaires aux chômeurs de troisième cycle ou docteurs de plus de 28 ans et les réserve aux titulaires ou déjà en poste ? Vous savez que
ces deux seules situations entraînent des abus et injustices en cascades (usage de faux contrats de travail, népotisme, marchandages des heures au noir avec des précaires, et là encore il y a
bien à dire…).
En ce qui concerne les doctorants, pourquoi ne pas revendiquer (pas seulement en pétition) la fin du travail au noir des doctorants et post-doctorants sous forme
de libéralités (bourses) sans droits, sans sécurité sociale ?
En somme, pourquoi ne pas commencer par nous défendre en comprenant bien que nos positions de faiblesse extrême vous affaiblissent tous comme le maillon de la chaîne...
C’est donc très regrettable mais nous devons vous imposer notre solidarité et notre existence pour exister. Il ne s'agit pas seulement de nous, ni de nos amis. Tout cela va bien au-delà de la recherche et de l'académie, c'est de notre société qu'il s'agit. Ces problèmes nous concernent et nous touchent tous parce que les savoirs et les technologies déterminent les orientations de la société et en alimentent autant les progrès que les catastrophes.
Bien cordialement,
Nous, précaires du/des savoir/s
PS J'ai également mis votre réponse sur le site…
L' un de mes amis a été titularisé bibliothécaire à la ville de
Paris après plusieurs années (de vacations / stage). Il doit encore faire une année de formation, moins payée plus contraignante (si, si, comme les nouveaux MCF après des
années de recherche et d'enseignement). Bref au mois de Mai il a fait 5 jours de grève en soutien aux non titulaires de la mairie de Paris (merci Mr le Maire).
Certes, il y a des titulaires qui se bougent, il y a des salariés solidaires, il y a des gens bien à SLR (j'en connais au moins deux).
Il y a des gens qui prennent sur leur temps et leur salaire...
Mais combien ?
J'ai l'impression que 5 % des équipes de recherches se bougent. Estimation purement empirique ; demander dans une manif de chercheurs : vous êtes combien de votre équipe ? Combien dans votre équipe ? Faites le rapport et vérifiez le théorème... Alors si ils font partie de SLR, SLU ou que sais je ? Quelle importance, au moins ils sont là. C'est bien, mais ils ne peuvent pas comprendre, car ils savent où ils en seront dans six mois, pas nous...
Bien sûr j'ai souci des bureaucrates et carriéristes. Par exemple, ceux qui prétendent sauver le CNU, ceux qui pratiquent l'AERES et l'ANR. Ceux-là ne manquent pas d'air.
Par contre, j'ai un vrai problème avec ceux qui ne se bougent JAMAIS. Même pas une pétition de principe pour soutenir les stagiaires non rémunérés, les assistants sans assistance, les précaires de toute sorte qui gravitent dans leurs professions respectives.
J'ai un vrai problème avec ceux qui acceptent depuis des années (et souvent profitent) de gens contraints de faire le même travail qu'eux avec des conditions moindres. Ceux-la ne doivent pas s'étonner qu'on viennent leur réclamer un nivellement par le bas.
C'est d'autant plus grave que dans les milieux du savoir (sciences,
médias, culture), ceux qui exploitent activement ou passivement ont fait des études et ont souvent le temps de réfléchir...
Ils ont oublié le principe travail égal salaire égal... Nous le vivons tous les jours, eux aussi mais pas du même côté du manche...
Aussi, ils ne doivent pas s'étonner qu'on les égratigne, devant notre mollesse à les soutenir... La précarité chatouille leurs doigts de pieds, alors il faut qu'on se mouille pour eux...
Nous attendons de VRAIES actions de la part de ceux qui prétendent se soucier de nous. Que personne ne puisse dire qu'il ignorait ce qui se passe dans son labo.
Dans l'ordre et en tète des
revendications.
Le boycott de l'ANR et de l'AERES, l'abandon de
TOUTE fonction administrative, la grève des enseignements, des diplômes, oui même la sacro-sainte recherche, les publications, les revues, comme ça ils auront le temps de militer, ce sera même bien vu.. jusqu'à obtention des revendications
suivantes...
-- La publication de la carte des précaires des labos et fac françaises, les outils existent, les témoins ne manquent pas, par contre ils ont peur...
-- L'interdiction des postes précaires
-- L'interdiction des postes précaires (mieux vaut deux fois qu'une).
-- La titularisation massive sur dossier des chercheurs déjà surqualifiés.
-- L'ouverture massive de postes
-- La fin des "libéralités" remplacées en postes
(travail au noir, sans droit appelé bourse pour les doctorants et post-doctorants).
-- La proposition d'un mode de recrutement interdisant le localisme.
-- L'abrogation d'un décret honteux.
-- La fin du CNU.
-- La limitation du nombre de doctorants par directeur de recherche
Si vous exigez cela clairement... alors...
(Une liste à compléter, gens concernés manifestez vous...)
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