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Mardi 23 septembre 2008

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LA suite de ce BLOG sur le colléctif PAPERA ...



TEXEROLAS



PS nous ne sommes pas résponsable de la PUB qu'OVER BLOG colle sur ce BLOG...


Par TEXEROLAS
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Vendredi 11 juillet 2008

Avrel, nous envoie son avis / compte-rendu sur une réunion de précaires pour un collectif qui se cherche encore un nom... texte un peu déstructuré mais à débattre...

Merci d'essayer de faire court dans cette rubrique, quitte à vous rattraper en commentaires...


 
Suite à la réunion, à quelques dicussions. Voici un avis personnel sur les points qu'un collectif de précaires du savoir se doit d'aborder pour fonctionner.





1) Un nom  : Il faut un nom recueillant un minimum de consensus qui laisse la place à d'autres collectifs.

2) Motivation des membres.  Je m'investis pour moi, mon boulot, ma petite personne certes. Pour les potes précaires et la recherche aussi. Mais pas seulement. Comme je l'ai écrit dans un message censuré sur le site SLR: à quoi ça sert d'avoir un poste pour vivre sans retraite, sans sécurité sociale, sans culture ??? La précarité rend soumis; lutter pour la réduire c'est aussi lutter pour la liberté de tous, ce que nous écrivions ici

"Il ne s'agit pas seulement de nous, ni de nos amis. Tout cela va bien au-delà de la recherche et de l'académie, c'est de notre société qu'il s'agit.  Ces problèmes nous concernent et nous touchent tous parce que les savoirs et  les technologies déterminent  les orientations de la société et en alimentent autant les progrès que les catastrophes."


3) Position / syndicats. Le syndicalisme classique (voir ramolli) ne peut rien pour nous; nous patageons des précarités multiples, ils sont trops lents et trops corporatistes (ça a été dit lors de la réunion). Ils ignorent nos difficultés et la complexité administrative qui est la nôtre. Enfin, que fera la CGT de la fac sur les recrutements bidons ou au droit du travail bafoué, via un sous-traitant?

J'ajoute qu'à l'université et au CNRS, les syndicalistes font souvent partie des mandarins et ça ne date pas d'hier. J'ai eu de très bons témoignages de retraités (directeurs de recherche) du CNRS sur ce point (et je pense que c'est vraiment la pointe émergée de l'iceberg).
 

4) Positions / statutaires. Bien entendu je ne crache pas sur les statutaires, et sur les gens de SLR ou de SUD par principe, je n'ai rien vu de tel nulle part (à part un ou deux troll sur le net). Certains statutaires sont dans le collectif, certains sont mes amis dans la vie... 

Je pense qu'ils sont néanmoins en grande majorité incapables de comprendre et de se bouger pour nous mieux que nous... question de priorité pour certains sans doute. D'autres n'en comprennent pas  la portée ou l'utilité que nous devons donc démontrer. Mais je ne vois guère des statutaires aller occuper les assedic ou l'ANPE avec moi, et pourtant ce genre de soutien actif marquerait des points du côté des précaires à mon avis...
 

5) Appartenances multiples des membres. Il faut clarifier les questions d'étiquettes et de statut dans le groupe; je propose que les gens du collectif ne soient pas là en tant que SLR, SUD, ou CJC, mais individuellement sur des revendications et actions communes.

Si un syndicat ou une assoc veut nous filer des locaux, des photocopies ou autres, perso je prends, mais je ne roulerais pas pour eux même si ils y trouvent un intérêt bien compris... Idem si les membres participent à des actions d'autres groupes, ils ne se présenteront pas comme émanant du collectif à moins que cela soit entériné collectivement, mandat etc... Tout cela peut sembler évident mais bon...


 6) Relation à SLR (sauvons la recherche). Je ne vois pas trop l'intérêt d'aller aux Conseils d'Administration de SLR pour se retrouver instruments dans des querelles de clochers qu'on connait tous très bien dans nos labos et structures respectives.

Là je me répète, mais si les gens de SLR veulent nous soutenir OK, mais sans mettre leur assoc en avant... Ce n'est pas à sens unique puisque nous aussi nous voulons sauver et faire la recherche libre et indépendante  des pouvoirs financiers et politiques au service des humains. Mais il faut savoir ce qu'il faut sauver et faire
précisément comme recherche. Il faut savoir ce qu'il est des précaires du savoir  plus dépendants que jamais de tous les pouvoirs ? Les statutaires consciencieux, honnêtes et sincères à SLR ou ailleurs perdent beaucoup de crédibilité et de soutien de notre part à ne pas observer très précisément les agissements de leurs collègues... On apprend malheureusement à détourner les yeux dans le milieu... 

7) Le mandarinat. Les "mandarins" c'est le problème quotidien des précaires des savoirs et pas seulement dans la recherche mais aussi dans les médias par exemple. Les précaires dépendent du pouvoir exercé arbitrairement par certains statutaires dans toutes les structures qu'ils font vivre. Ceux-là les exploitent ou administrent l'exploitation tout en gonflant leurs cv avec un peu d'argent en plus (un service quoi coco !).

Certains pensent que c'est normal d'en passer par là, d'autres y trouvent une belle occasion de se délester de leurs boulots sur des épaules dociles etc... Il ne se rendent pas toujours compte... Bref, ils rationalisent, il minimisent, ils se socialisent,
ils entrent "dans le moule", dans les jeux de cours pour pousser, qui un projet, qui un étudiant qui le mérite (sans doute) dans les commisions ad hoc. Mais pour les précaires c'est du fric et des poulains, des passe-droits, de l'opacité,  l'arbitraire qu'il faut accepter avec le sourire en plus ! Bref c'est dégueulasse (sans doute aussi).



En ce qui me concerne et vu de mon côté du manche, je préfère fédérer les précaires en remetant en cause le Conseil National Universitaire (avec propositions alternatives
sur le recrutement, par exemple la titularisation sur dossier),  les commissions bidons et les petits rois des labos, car c'est ceux-là que nous subissons le plus durement...



En plus, les mandarins discréditent les gens honnêtes à SLR ou ailleurs dans les labos, aux yeux des précaires. J'ai en tête
un bon gros mandarin qui a son émission politique sur une radio anarchiste (même topos).

Enfin, les précaires sont plus nombreux et ont plus intérêt immédiat à se bouger... Je pense que les statutaires peuvent nous soutenir mais pas forcément exercer un plein droit de décision sur tous les secteurs de lutte du collectif de précaires. Tans pis si c'est pas consensuel, pour le consensus y a la musique d'ascenseur ou d'autres associations...
 

8) Public. Je crois aussi qu'il serait utile de s'adresser simplement au grand public (attention aux acronymes, pour moi aussi). A mon sens, tous les textes et toutes les analyses si poussées soient elles, doivent se doubler de textes de vulgarisation courts et compréhensibles pour l'ensemble des gens. C'est l'une des lignes de precairedusavoir (sur lequel les gens proposent des textes).
 
9) En ce qui concerne les liens aux assoc et autres groupes, je pense qu'on risque de passer du temps à s'entendre sur les fins et les moyens, il est à mon sens plus simple de se fixer des revendications communes et des actions ponctuelles mais bien comprises. Je crois qu'en dépit du mail de Cyril, les présents de la première réunion ont plus répondu "au noyau dur" qu'a la énième "fédération"... Si on mène des actions  à bien (mêmes modestes), les précaires s'y retrouveront de toute manière dans le rapport de force.

10) Chiffres et enquêtes de la précarité des chercheurs. Comme je l'ai dit à la réunion, je pense que les chiffres enquêtes et analyses existent (voir droit d'entrée par exemple, chercheurs précaires, CJC, ou bien indépendance des chercheurs...). A l'inverse, il manque encore des textes de synthèses simples permettant des perspectives d'actions.

Il sera toujours temps d'initier ou de prolonger nos propres investigations sur un site futur ou mieux pendant les actions. Pour moi ces investigations ne sont pas prioritaires, mais si on commence par des enquêtes virtuelles, je crains de me lasser et de n'intéresser personne à dire ce que tout le monde sait...


11) Investissement dans la lutte. Enfin je pense qu'il est impossible de s'entendre sur ces points sans se rencontrer suffisamment souvent et longtemps (au moins au départ) pour en causer. Ce genre d'engagement est à mon avis aussi prenant que la recherche, donc je crois qu'à un moment il faut savoir ce que l'on veut et s'en donner les moyens.

On ne peut pas se permettre de se voir une fois par mois, ou alors on est un "soutien"... Maintenant, chacun s'investit dans la mesure de ses moyens et je ne prétends pas rester sur le pont tout le temps, mais il faut du temps... pour se donner les moyens de fonctionner.
 

12) Confidentialité. En ce qui concerne les actions, il faut aussi en parler de visu pour des raisons évidentes de confidentialité.

Rien n'empêche d'adresser des synthèses de ce type au reste de la communauté via les supports du net, histoire de faire avancer / élargir les débats tout en conservant l'anonymat des membres et la teneur des échanges interpersonnels. Pas mal de gens s'y intéressent d'après les retours, certains peuvent nous aider en nous donnant de bonnes informations, mais je perçois aussi beaucoup d'attente et d'attentisme...


A nous de démontrer que cela sert à quelque chose...

bien à vous tous et bonne nuit / journée  

Avrel
Par TEXEROLAS - Publié dans : Informations des précaires des savoirs
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Mercredi 9 juillet 2008
Bien qu'un peu long, nous reproduisons l'intégralité de ce témoignage épistolaire.

Vu ici : encore un précaire qui ne marche pas...
par "candidat malchanceux"


Pourquoi je ne me battrai pas aux côtés de SLR
 9 juillet 2008.


Nous sommes nombreux à le penser, quelques-uns à l’écrire sur nos sites. SLR ignore les précaires ; SLR est une association de mandarins.


SLR se limite à convoquer les précaires, pour défiler dans la rue à leurs côtés, quand ils ont besoin de défendre leurs statuts et leurs privilèges.


Quand nous écrivons cela, SLR nous répond que ce n’est pas vrai, que les responsables de SLR sont sincères, et que nous, les précaires, sommes incapables de penser correctement notre situation de précaires. SLR nous râbache la solidarité nécessaire.


Qu’est-ce que la précarité pour SLR ? La question mérite d’être posée. Nous savions déjà que SLR nous appelait « jeunes chercheurs ». Nous pouvons désormais avoir une idée précise et objective de la définition de la précarité selon SLR. Fournie par la vice-présidente de l’association.


Dans un mail envoyé le premier juillet sur la liste débats de SLR (mail qui a beaucoup circulé, je l’ai reçu d’un collègue précaire qui est sur cette liste), la vice-présidente de l’association écrit dans sa signature :

« XXX (qui, certes, n’est plus précaire, mais qui essaye pour autant de ne pas oublier ce que c’est....) ».

Quand une professeure d’université écrit qu’elle n’est « plus » précaire, cela signifie clairement qu’elle a été précaire. Quand une statutaire ancienne précaire écrit qu’elle « essaye de ne pas oublier ce que c’est », c’est une manière de dire qu’elle a vécu les difficultés de la situation des précaires. Une manière d’affirmer la solidarité d’une ex-précaire envers les précaires. Une manière de dire que les difficultés de la précarité s’oubliraient vite, et qu’après l’obtention d’un poste, pour un statutaire, il faut faire un effort pour se souvenir de ce qu’est la précarité.


Très bien. Nous applaudissons, nous sommes émus. Nous sommes convaincus que SLR a un intérêt véritable pour les précaires, puisque leur vice-présidente a été précaire.


Comme nous sommes, en tant que précaires, curieux de savoir ce qu’a vécu comme période de précarité la vice-présidente de SLR, et de voir comment elle est arrivée à ne plus être précaire, nous allons regarder sur le site de son laboratoire la trajectoire de la professeure. Pour avoir un exemple autorisé SLR sur « comment sortir de la précarité ».


Le CV de la vice-présidente de SLR est consultable en ligne sur le site de son laboratoire (http://www.univ-paris13.fr/CEPN/cv_...). La réponse à nos questions est donc en ligne, accessible à tout le monde.


2004 : Professeure des universités
1994-2004 : Maître de conférences à l’Université
1992-1993 : A.T.E.R. à l’Université
1990-1992 : Allocataire- Moniteur
1989-1990 : Allocataire de recherche à l’Université

2004 : HDR
1994 : Doctorat
1989 : D.E.A.
1987 : Maîtrise
1986 : Licence


Thèse en 2004, intégration 2OO4, Dea 1989 (càd M2) - allocataire de recherche, allocataire-moniteur, puis Ater pendant son doctorat (4 ans). Thèse en 4 ans et demi. Une année sans allocation (1993-1994). Intégration comme maître de conférences l’année de sa thèse. Promotion comme professeure l’année de son HDR.




Nous connaissons donc maintenant la définition de la « précarité » selon SLR. Une année sans allocation pendant la thèse.

 

 

 

 

 


Quelques questions :

  • Combien de doctorants sans allocation ?
  • Combien de doctorants font leur thèse en quatre ans et demi, avec quatre ans de rémunération ?
  • Combien de doctorants sans allocation qui ne finissent jamais leur thèse ?
  • Combien de docteurs qui trouvent un poste à l’université l’année de leur doctorat ?
  • Combien de docteurs sans poste qui survivent de petits boulots à temps partiel ?
  • Combien de précaires candidats malchanceux qui restent en dehors du système ?
  • Combien de maîtres de conférences qui deviennent professeurs l’année de leur HDR ?


Il me semble que nous avons là une preuve du mépris de SLR envers les précaires. Une preuve de leur ignorance de la réalité de la situation des précaires. Une preuve de la suffisance de leurs responsables.


Nous pouvons constater leur aveuglement, nous voyons bien qu’ils ne feront rien pour analyser les magouilles d’un système qui leur a fourni leurs places confortables.

 

Pour ma part, je ne me battrai pas aux côtés de privilégiés qui ont une telle définition de la précarité.



Eliane Daphy va-t-elle censurer ce message, comme elle l’a fait pour mon message précédent qui traitait déjà de cette question ? Va-t-elle une fois de plus me répondre que les responsables de SLR sont sincères, que la solution pour les précaires est de lutter avec eux ?


Eliane, je te le demande en toute amitié : aurais-tu perdu tes capacités d’analyse et de révolte, parce que tu fais désormais partie des responsables de SLR ? Vas-tu continuer à censurer des messages sur ton site ? Vas-tu renier ce que tu as vécu, et adopter une définition de la précaires qui exclut la majorité d’entre nous ?


ton pote le candidat malchanceux



Pour information :
"XXX" ie., Isabelle This Saint-Jean, V.P. SLR était présente lors de la réunion du 8 juillet 2008 dont nous avons fait échos ici.

Apparemment cela fait grincer quelques dents...

Merci à
E. Daphy de ne pas avoir censuré ce texte bien documenté...
Merci à "Alex" pour la précision (que je confirme)...
Merci à nos informateurs anonymes ou non...



"candidat malchanceux" tout comme "doctorant pas dupe"  et autres enervés, avatars anonymes averés ou de circonstance, statutaires honteux ou flippés de parler... etc...

Vous pouvez aussi nous contacter directement pour proposer et/ou envisager des actions...

La précarité prend
plusieurs formes, l'expression autonome (mais aussi hétéronome) des précaires aussi...


 

 


Par TEXEROLAS - Publié dans : témoignages d'ici et d'ailleurs...
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Mercredi 9 juillet 2008


Par Avrel
J'ai reçu ça, via mon reseau...
       trois jours avant la réunion...

"Nous faisons suivre l'appel pour une initiative très intéressante et absolument nécessaire en ces moments de transformations désastreuses pour l'insertion professionnelle des jeunes chercheurs".



merci de le faire circuler, ce message vient de Cyril C.


Bonjour à TouTEs,
Je viens vers vous pour vous proposer de constituer le premier noyau dur d'un réseau a
nti-précarité.
Nos réflexions et perspectives d'actions pourraient être discuté ensemble autour d'une table (même si je suis le dernier fan des réunions). Alain Trautman est d'accord pour nous réserver une salle et je vous propose de nous retrouver par exemple lundi prochain pour celles et ceux qui le peuvent au 22 rue Méchain à Paris à 18 heures.
Si vous êtes dispo, confirmez le moi par mail et je pourrai demander à Alain de nous réserver une salle.

Pourquoi un réseau ? Depuis le temps que le monde scientifique est dans la rue, on n'a malheureusement jamais mis en première ligne la précarité et il a fallu que les dotations globales des labos ou que les organismes soient touchés pour qu'il se passe quelque chose. Or il y a un problème beaucoup plus profond à mon sens, notre précarité..

Mon idée est que ce réseau soit le plus large possible tant dans les métiers de la recherche que dans son étendue internationale, beaucoup de collectifs, d'associations et d'organisations pourront nous rejoindre, le but étant pour nous de nous unir, de faire passer un message clair et urgent de notre situation.

Si vous le pouvez, première rencontre lundi 7 juillet (2008) 18h au 22 rue Méchain Paris 2è etage

Bienvenues!

Cyril


Merci à SLR d'avoir relayé cette initiative, précisons d'emblée que l'affiliation du collectif n'est pas SLR (par 9 voix contre 3).

Bientôt, un compte rendu de cette réunion et un (autre) blog...
Par TEXEROLAS - Publié dans : Informations des précaires des savoirs
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Dimanche 6 juillet 2008


Par Henni

vu ICI


j’ai soutenu ma these de doctorat il y a plus de 6 ans. J’ai eu des ennuis de sante serieux, des circonstances personnelles difficiles, mais j’ai bosse dur, tres dur ces dernieres annees au point de sacrifier ma vie de famille en travaillant ces deux dernieres annees a 650 km du lieu de residence de ma femme et de mes jeunes enfants. J’ai subi et je subis toujours la tyrannie de vraies pourritures que sont les mandarins des labos.


Ma femme, jeune postdoc, s’est faite traitee comme une moins que rien dans son labo quand seule elle a du faire face a la coqueluche d’un de nos enfants qui l’a retenue quelques jours eloignee de son ordinateur. Le financement du projet de recherche qu’elle a elle-meme initie s’etant arrete brutalement, elle bosse gratos pour son labo et nous avons finance en grande partie les quelques conferences auxquelles elle devait assister. En resume, nous avons, comme l’ensemble des precaires, une vie professionnelle de merde qui n’est pas sans consequence sur notre vie de famille. Le metier de chercheur est difficile et exigeant, et nous comme l’aimons passionnement nous nous battons tous les jours pour ne pas craquer contre la stupidite et la mechancete gratuite de certains de nos collegues. En tant que precaire, soit on avale des couleuvres, soit on demissionne et on met sa carriere en danger. Des concours, j’en ai passe pas mal. J’ai ete auditionne et classe un certain nombre de fois, mais je trouve toujours frustrant de savoir que les des decisions sont prises bien en amont, comme par exemple dans mon groupe actuel ou le chef a decide que son thesard aurait le poste : le concours etait une vraie mascarade (a laquelle je n’ai pas participe) mais l’Etat francais recrute maintenant un fonctionnaire sur la base d’un concours bidon car c’est le fait du prince local. Mon medecin de famille a meme fini par me prescrire des antidepresseurs !


De l’energie j’en avais a revendre il y a quelques annees, mais vous comprendrez qu’a la longue, a force de me prendre des coups venant du monde de la recherche meme, ma combativite diminue de facon substantielle quand il s’agit de me battre pour le systeme actuel. Ma perception du mouvement SLR a change aussi : il y a 4 ans, j’etais impressionne ; maintenant je trouve que ce mouvement manque d’eclat et federe de moins en moins au sein de la communaute des chercheurs. Je ne doute pas que les membres de SLR et ses dirigeants consacrent du temps et de l’energie a faire du systeme francais un meilleur systeme, mais je rejoins l’analyse de Igor Babou quand il dit que les pseudo-negociations avec notre gouvernement se font en pure perte car ce dernier n’a fondamentalement que faire de vos positions aussi bonnes soient-elles.

 


L’energie que je mettrais dans ma combativite pour la defense du systeme de recherche francais si j’avais le confort d’un poste permanent, je l’investi dans les efforts que je consens a pratiquer mon metier dans des conditions minables pour un salaire somme toute derisoire. Comme je l’ai deja dit ailleurs, en tant que precaire, ce que j’ai l’impression de voir dans les yeux de certains collegues permanents lors de situations de tension au sein du groupe quand le big boss met la pression au precaire que je suis, c’est ce sentiment de satisfaction un peu coupable de ne pas etre a ma place, si bien decrit par les fameux vers de Lucrece commencant par "suave mari magno...".

 

 


Par TEXEROLAS - Publié dans : témoignages d'ici et d'ailleurs...
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Vendredi 27 juin 2008


Ou de l’intérêt à se la boucler au labo….



En science il est bien vu de ne pas exposer des idées politiques, au nom de « l’objectivité » il est bon de ne pas avoir d’idéologie. Exposer un point de vue politique (à moins qu’il soit totalement consensuel) revient souvent à se faire des ennemis, plus rarement des amis. L’allégeance aux mandarins passe donc par une neutralité de bon aloi, une retenue nécessaire pour garder la tête froide et bien rationnelle, mais surtout pour ne heurter personne susceptible de rendre un jour un "service".


Des années sur ce mode de fonctionnement de "caméleon social" avant d’être recruté et il ne faut pas s’attendre à ce que le frais titulaire ait plus l’habitude de se taire que de l’ouvrir…  De même élevé dans l’individualisme et la compétition, socialisé en somme, il/elle n’est guère porté(e) aux valeurs de solidarité collectives dans son propre milieu.

Ajoutez à cela le travail « intellectuel » (quelquefois important) , « relationnel » (nécessaire), les sacrifices rituelement consentis (le mentor, la thèse, le travail gratuit, la soutenance et j’en passe). Il est donc assez logique, normal qu'un frais titulaire du doctorat soit individualiste après cette initiation et totalement convaincu de sa légitimité à occuper un poste quand il y accède.

En somme le titulaire croit qu’il est là pour ses qualités intellectuelles intrinsèques alors qu’il doit le plus souvent sa place à cette forme d’allégeance renouvelée. D'autres (peu) savent que l'arbitraire est la norme, quelle sélection au mérite avec plus de cent postulants par poste ?

Dans la plupart des cas, cela revient à penser pour l'heureux(se) élu(e) que le système fonctionne bien car il /elle a été « bien choisi », s’il
/elle doit sa place à des passe-droits manifestes, il/elle le trivialisera, par un « c’est normal , c'est partout/toujours pareil ».

Les mandarins cultivent aussi l'allégeance avec les ministères, les instances d'évaluation, le CNU et bientôt les donateurs et actionnaires. Pour les plus habiles cela devient une seconde nature, accéder à des postes influents, placer ses pions... Seule l'intelligence du maquignon et du corrupteur/corrompu est sollicitée ici...

Ceux qui l'ouvrent sont psychologisés, seuls les titulaires sont légitimes à parler (mais ne le font pas souvent). Donc le système est bon...Tout cela est passé sous silence, indignation de couloir, chuchotements outrés,  mais finalement la boucle est bouclée et tout le monde la boucle...

Pourtant les conditions d'exercice se dégradent de jour en jour et pour tout le monde... Même si les précaires du savoir le sentent davantage que les titutlaires, "l'activité scientifique" concerne de moins en moins les sciences et de plus en plus les rapports d'activités perpetuels et la gestion de la pénurie organisée politiquement.
Mais jusqu'à quel point ??????





Par TEXEROLAS - Publié dans : Billets d'humeurs voire d'humour ...
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Mercredi 25 juin 2008
Le savoir est une arme...

Un courrier de Nadia...

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Longue vie à ce nouveau blog, la précarité s'étend, l'expression autonome des précaires aussi. Cela dit en tant que précaire généraliste au RMI, j'espère que celui-ci ne prendra pas le travers d'autres blogs de précaires spécialisés ( journalistes, intermittents, etc...) c'est à dire un dialogue fermé avec les "titulaires " du secteur correspondant.

Moi, l'initiative "sauvons la recherche " avec son appel au peuple, son côté immensément généreux du style "nous nous battons pour le savoir et l'éducation de tous ", m'avait fait hurler de rire.

Comeback années 90, campus de Nanterre: à la Bu, il y a certes des étudiants. Mais aussi des papies et mamies qui compulsent frénétiquement la Gazette du Palais de 1922, des flâneurs qui prennent des bouquins au hasard, des SDF qui lisent le journal. Dans les amphis, toujours des curieux, des autodidactes qui n'ont rien à gagner que le savoir, et qui sont souvent plus attentifs que les étudiants. A la cafétéria, tu peux encore bouffer pour pas cher, et à la cité U, tu crains pas l'expulsion dès que t'as un mois de retard de loyer. Le Rmiste qui veut s'inscrire à la fac n'en a pas le droit légalement, mais c'est toléré, et l'admin qui balancerait serait mal vu.

Non, je ne pleure pas sur ma jeunesse perdue et idéalisée. Mais quand ils ont demandé la carte d'identité à l'entrée de la BU , qui a moufté ? Quand les flics ont commencé à arrêter qui ils voulaient sur les campus, qui a moufté ? Quand ils ont viré des dizaines d'étudiants pauvres de la cité U, qui a moufté ? Quand la CAF et la fac ont commencé à tomber sur le dos des étudiants Rmistes, qui a moufté ? Pas grand monde, et l'université est devenu un bunker étanche ou certains pensaient sûrement que les murs, les caméras et la sélection les protégéraient de la jungle autour. Bah non, c'était pas fait pour ça.

Alors aujourd'hui les précaires du savoir ont une alternative - se battre pour une place dans un bunker qui prend l'eau de toute part, ça s'appelle la "sécurité de l'emploi", et c'est une vaste fumisterie , en tout cas les emplois proposés auront de moins en moins à voir avec le savoir et la recherche. - ou défoncer les murs et réaliser que personne ne pourra gagner seul. Le savoir est une arme, faites en profiter les précaires, réouvrez l'université !
Par TEXEROLAS - Publié dans : témoignages d'ici et d'ailleurs...
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Mardi 24 juin 2008

Texte de Yannick Comenge

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Les temps changent... En 2004, plus de 5000 directeurs auraient été à cette fronde. Aujourd'hui, il ne reste plus qu'une poignée d'entre eux. Les autres lorgnent sur les contrats ANR, financent sur un an des post-doc en les enchainant pour produire des articles qui iront gonfler les CV de futurs poulains statutaires.


On peut dire sans trop se mouiller que notre système est plutot "mité" comme le suggère Nicolas Sarkozy. Quand je vois la différence entre les statutaires vissés à leur poste et les précaires post-doc, doctorants, stagiaires, je trouve qu'un tel système qui ne partage pas sa précarité mais la fait reposer sur les plus jeunes... un tel système s'avère inégalitaire et injuste. Sarkozy n'aurait il pas une vista plus solide pour ceux qui aujourd'hui sont sur des petits contrats, des vacations minables et d'autres systèmes sous-financés... S'il a une vraie volonté de réformer notre système pour en faire une machine plus humaine, moins inégalitaire, moins inféodée à des statutaires indéboullonnables... j'avoue en tant que précaire, que je veux bien signer... Ma déclaration est d'autant plus solide que je suis membre des groupes les plus antisarko de la place parisienne...

il aura fallu
huit ans de précarité dure en recherche pour voir que nos statuts ne méritent pas la misère qu'ils imposent à notre jeunesse scientifique.

 

Avis du matin...

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Par TEXEROLAS - Publié dans : témoignages d'ici et d'ailleurs...
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Samedi 21 juin 2008


Suite à ce texte : "SLR t'appelle... 
Mr Trautmann a répondu :



Bonjour

J'ai mis votre texte sur le site.

Je comprends votre amertume, mais je ne crois pas qu'opposer précaires et titulaires puisse apporter la moindre solution.

La solidarité, oui (même si elle est, hélas, bien rare). La division, non.

Bien cordialement

Alain Trautmann




 
La solidité d'une chaîne dépend de son maillon le plus faible...


Mr Trautmann, j'ai grand respect pour votre travail et pour votre action; néanmoins je crois que vous ne comprenez pas notre amertume. Notre, car nous sommes très nombreux, à avoir marché avec vous et à ne plus le faire. Cela se sent très bien dans la mobilisation (et cela n’a pas échappé au pouvoir en place).

Vous ne pouvez pas comprendre ce que vous ne vivez pas (depuis et pour des années)…  

L’impossibilité de vivre d’un travail qui nous prend entièrement nos vies familiales et sociales.


La quasi-impossibilité pour les femmes de faire des enfants sereinement avant d’être recrutées. Je vous passe les histoires sordides (suicides et autre) inutile de faire pleurer dans les chaumières.

Pensez seulement, en tant que scientifique-devant-faire-ses-preuves (pendant 10 ans, parfois plus) à l’obligation de donner la paternité de travaux aux rois UBU des labos, se taire sur le plagiat, la désinformation sur les risques sanitaires, la fraude scientifique, ou les mascarades scientifico-
académiques, l’obligation d’avaler toutes les couleuvres, ces humiliations en échange de médailles en chocolat. Monsieur, par solidarité, avez-vous déjà vécu de défraiements, de cartes de photocopies et de livres gratuits ? Imaginez-vous seulement la peur que nous pouvons ressentir à vieillir dans ces conditions…? Ce ne sont pas des invectives personnelles, mais c'est notre réalité.

Ces choses et bien d'autres durent, vous les avez peut être connues en votre temps mais croyez nous, ce n’est pas une bohème ou une initiation surtout quand 
ces situations durent des années dans les conditions que nous vivons jour et nuit…

De l’intérêt “d’opposer” titulaires et précaires : AUCUN, je suis bien d’accord avec vous.  

Cependant, vous en conviendrez que la plupart des titulaires acceptent que nous fassions le même travail qu’eux (voire bien plus) pour des promesses, rien, et finalement si peu.

Certains titulaires ignorent ou feignent franchement d’ignorer qu’un grand nombre de précaires travaille à leurs côtés depuis des années.

Certains « militants » de la cause de la recherche sont des mandarins et se fichent éperdument du sort de leurs petits thésards, ou post doc, ATER à mi-temps et autres intermittents de la recherche.

Nous sommes sous la coupe de ces gens qui laissent la sélection académique se faire bonant malant sur concours d'allégeance à leur petite personne.

Les mouvements de chercheurs n’évoquent que très rarement et plutôt en fin de tract le sort des précaires, c'est un peu court après 4 ans... 
 


En 2004, il y avait beaucoup de précaires dans la rue (jeunes et vieux). Nous avons marché pour vous. Comment expliquez-vous aujourd'hui la quasi-absence des précaires dans votre mouvement ?



Manque de solidarité. Que s'est-il produit en 4 ans ? Combien parmi ceux-là sont encore en grande précarité ? Nous sommes trop 
invisibles, inaudibles, inconsistants, trop mobiles d'un lieu et d'un espace du savoir à l'autre. Aucun syndicat ou asso si respectable qu’il puisse être ne nous défendra… Alors nous venons simplement vous rappeler ce hiatus entre ce que vous prônez "pour la recherche" et la manière dont les titulaires seniors administrent leurs labos depuis des années. 

Suite à 2004, vous, nos chefs, avez accepté des crédits de la nouvelle ANR. Combien de mandarins de toutes les démissions administratives et pétitions de principe ont capté des places dans cette "chose" ? Combien se sont arrangé entre amis pour faire monter leurs carrières individuelles sur la base d'appels d'offre rédigés par des précaires ? Combien siègent au CNU ou à la CPU à présent, ou servent d'experts ad-hoc au gouvernement ? Combien d'entre eux sont restés silencieux face à la LRU, ont accepté il y a quelques mois de participer aux mascarades entre-soi, de la toute fraîche AERES ? Qui accepte le plan CAMPUS financé par la privatisation de EDF ? En somme, qui doit-on sauver, certains de ceux qui nous oppriment ?  

Pire encore, certains mandarins et autres opportunistes à courte vue anticipent et se frottent les mains. Ils comprennent très bien que les dérogations de droit privé qui leur permettront de créer de petites filiales bien juteuses, toutes prêtes à suivre les financiers donneurs d'ordres. Ces gens formés sur dénier public par et pour le service public. Devons-nous encore leur servir de marche-pied par solidarité.

Alors je vous pose la question. Si demain le CNRS n’est pas démantelé, l’université n’est pas privatisée, que l’enseignement secondaire et primaire sont restaurés, en somme que les engagements régaliens de l’états sont pérennisés et respectés, pensez-vous que les titulaires resteront mobilisés pour nous ? Non, car une partie de nos intérêts divergent, beaucoup de titulaires dépendent du travail gratuit des précaires, beaucoup de précaires connaissent les "petits arrangements" de leurs patrons titulaires. 

Aussi, les contractuels le resteront, profs auxiliaires de remplacement, pigistes de la recherche, les précaires de toute sorte continueront à faire tampon. Nous n'en serons pas satisfaits, car justement nous sommes solidaires mais pas seulement des chercheurs. La solidarité n'est pas à sens unique... L'information doit sortir. On ne peut pas prétendre sauver la recherche sans s'occuper en priorité de cette honte qu'est l'académie (avec ses esclaves pour la cause, ses concours notoirement bidons au CNRS et dans les facs, l'exploitation dans les labos mais aussi dans les médias et la culture). On ne peut pas prétendre à donner des leçons de solidarité et d'ouverture quand on accepte le culte de la concurrence et l'hyper-spécialisation comme credo de formation des chercheurs tout en pérorant sur la collaboration et l'ouverture...

À moins que par solidarité vous ne vous engagiez clairement dans ce sens, en commençant à causer avec les précaires qui sont peut-être chez vos collègues, chez vos éditeurs, chez les journalistes qui viennent vous interroger. En nous aidant à sortir de l'anonymat sans risquer de perdre le peu ou le pas grand chose néanmoins vital.

Concrètement, dans le secteur de la recherche par exemple :

Pourquoi ne pas intervenir pour les docteurs et doctorants étrangers en France qui connaissent des situations incroyables. Il y a aussi des sans papiers en troisième cycle. Alors, pourquoi ne pas exiger la fin du décret n° 87-889 du 29 oct. 1987  qui interdit les postes temporaires aux chômeurs de troisième cycle ou docteurs de plus de 28 ans et les réserve aux titulaires ou déjà en poste ? Vous savez que ces deux seules situations entraînent des abus et injustices en cascades (usage de faux contrats de travail, népotisme, marchandages des heures au noir avec des précaires, et là encore il y a bien à dire…). 

En ce qui concerne les doctorants, pourquoi ne pas revendiquer (pas seulement en pétition) la fin du travail au noir des doctorants et post-doctorants sous forme de libéralités (bourses) sans droits, sans sécurité sociale ?

En somme, pourquoi ne pas commencer par nous défendre en comprenant bien que nos positions de faiblesse extrême vous affaiblissent tous comme le maillon de la chaîne...

C’est donc très regrettable mais nous devons vous imposer notre solidarité et notre existence pour exister. Il ne s'agit pas seulement de nous, ni de nos amis. Tout cela va bien au-delà de la recherche et de l'académie, c'est de notre société qu'il s'agit.  Ces problèmes nous concernent et nous touchent tous parce que les savoirs et les technologies déterminent les orientations de la société et en alimentent autant les progrès que les catastrophes.

Bien cordialement,
Nous, précaires du/des savoir/s

PS J'ai également mis votre réponse sur le site…

Par TEXEROLAS - Publié dans : Billets d'humeurs voire d'humour ...
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Samedi 21 juin 2008

L' un de mes amis a été titularisé bibliothécaire à la ville de Paris après plusieurs années (de vacations / stage). Il doit encore faire une année de formation, moins payée plus contraignante (si, si, comme les nouveaux MCF après des années de recherche et d'enseignement). Bref au mois de Mai il a fait 5 jours de grève en soutien aux non titulaires de la mairie de Paris (merci Mr le Maire).

Certes, il y a des titulaires qui se bougent, il y a des salariés solidaires, il y a des gens bien à SLR (j'en connais au moins deux). 


Il y a des gens qui prennent sur leur temps et leur salaire...
Mais combien ? 

J'ai l'impression que 5 % des équipes de recherches se bougent. Estimation purement empirique ; demander dans une manif de chercheurs : vous êtes combien de votre équipe ? Combien dans votre équipe ? Faites le rapport et vérifiez le théorème... Alors si ils font partie de SLR, SLU ou que sais je ? Quelle importance, au moins ils sont là. C'est bien, mais ils ne peuvent pas comprendre, car ils savent où ils en seront dans six mois, pas nous...

Bien sûr j'ai souci des bureaucrates et carriéristes. Par exemple, ceux qui prétendent sauver le CNU, ceux qui pratiquent l'AERES et l'ANR. Ceux-là ne manquent pas d'air.

Par contre, j'ai un vrai problème avec ceux qui ne se bougent JAMAIS. Même pas une pétition de principe pour soutenir les stagiaires non rémunérés, les assistants sans assistance, les précaires de toute sorte qui gravitent dans leurs professions respectives.

J'ai un vrai problème avec ceux qui acceptent depuis des années (et souvent profitent) de gens contraints de faire le même travail qu'eux avec des conditions moindres. Ceux-la ne doivent pas s'étonner qu'on viennent leur réclamer un nivellement par le bas.

C'est d'autant plus grave que dans les milieux du savoir (sciences, médias, culture), ceux qui exploitent activement ou passivement ont fait des études et ont souvent le temps de réfléchir...



Ce qui a mal tourné... 

Ils ont oublié le principe travail égal salaire égal... Nous le vivons tous les jours, eux aussi mais pas du même côté du manche...

Aussi, ils ne doivent pas s'étonner qu'on les égratigne, devant notre mollesse à les soutenir... La précarité chatouille leurs doigts de pieds, alors il faut qu'on se mouille pour eux...

Nous attendons de VRAIES actions de la part de ceux qui prétendent se soucier de nous. Que personne ne puisse dire qu'il ignorait ce qui se passe dans son labo.

Dans l'ordre et en tète des revendications.

Le boycott de l'ANR et de l'AERES, l'abandon de TOUTE fonction administrative, la grève des enseignements, des diplômes, oui même la sacro-sainte recherche, les publications, les revues, comme ça ils auront le temps de militer, ce sera même bien vu.. jusqu'à obtention des revendications suivantes...
 

-- La publication de la carte des précaires des labos et fac françaises, les outils existent, les témoins ne manquent pas, par contre ils ont peur...

-- L'interdiction des postes précaires

-- L'interdiction des postes précaires (mieux vaut deux fois qu'une).

-- La titularisation massive sur dossier des chercheurs déjà surqualifiés.

-- L'ouverture massive de postes

-- La fin des "libéralités" remplacées en postes
(travail au noir, sans droit appelé bourse pour les doctorants et post-doctorants).

-- La proposition d'un mode de recrutement interdisant le localisme.

-- L'abrogation d'un décret honteux.

-- La fin du CNU.

-- La limitation du nombre de doctorants par directeur de recherche 

Si vous exigez cela clairement... alors... 

 
(Une liste à compléter, gens concernés manifestez vous...) 


Par TEXEROLAS - Publié dans : Billets d'humeurs voire d'humour ...
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